Médiation numérique

Réduire la fracture numérique

Vite, il y a urgence

Il y a peu, l’informatique ou le numérique en général étaient plutôt perçus comme des outils de production pour les professionnels ou des objets de confort, de loisir pour les particuliers et tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Aujourd’hui, le réveil est douloureux

Les outils ont trouvé de nouvelles fonctions et ont débordé le cadre des entreprises (FabLab, Repair Cafe, Espaces de Coworking,…), les objets ont vus leurs interconnexions s’amplifier (Objets connectés, smartphones, tablettes, box, voitures, …) et la technologie dépasse souvent la compétence de ses utilisateurs.

Devant ce constat et l’ampleur du problème, que faire?

L’état tente de structurer des actions en lançant de nombreux projets (réseau national de la médiation numérique, French Tech,…) mais sur le terrain, dans nos villes et nos campagnes, comment agir et avec quels moyens?

C’est là que la médiation numérique prend tout son sens. Mais avant toute intervention, il faut comprendre et identifier les besoins, comprendre l’environnement local, comprendre et anticiper les demandes:

  • Qui est potentiellement en rupture?
  • Combien d’usagers?
  • Quels profils?
  • Localisation de la population?
  • Existence de structures sur lesquelles s’appuyer?
  • Vers quoi doit-on accompagner les usagers?

Ensuite il faut identifier les intervenants, les supports et les moyens:

  • Les intervenants peuvent être des professionnels (collectivités territoriales) mais aussi et souvent des bénévoles qui riches d’expériences variées peuvent partager et accompagner leurs concitoyens dans des structures associatives.
  • Les supports principalement financiers car aucune action n’est possible sans un minimum d’investissement, mais des supports matériels également puisque certaines collectivités ou entreprises participent en offrant du matériel informatique déclassé.
  • Les moyens, sous forme de locaux pour organiser des rencontres ou ateliers (EPN, Tiers-lieux,..) mais aussi dans certains cas, des moyens mobiles pour aller à la rencontres des usagers les plus isolés et des moyens en matériel.

Et enfin, vient la phase de proposition, de concertation afin de réunir tous les acteurs et lancer les projets pour que chacun puisse intégrer ces nouveaux outils numériques qui font aujourd’hui partie de notre quotidien. Ce n’est plus une option, c’est une nouvelle ère qui a déjà commencé, l’ère de la révolution numérique, et chacun quelque soit sa position, son origine, sa localisation y est confronté. C’est un enjeu formidable, peut-être aussi un prétexte pour recréer des liens sociaux en regroupant différents publics au sein de structures souvent associatives où chacun pourra exprimer et partager ses compétences dans le but d’aider les autres.

Jean-Michel LEGER

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